Paul Lê, fondateur, La Belle Vie
Interview

Paul Lê

Fondateur, La Belle Vie
« Le rayon primeur est celui qui fonctionne le mieux. Ce succès est lié à la nature de notre offre, large et composée de produits qu'on ne retrouve pas partout »
Interview publiée le 10 janvier 2022

Née en 2015, la startup Web La Belle Vie (labellevie.com) s’est positionnée dès ses débuts sur le créneau des produits de qualité. Au sein de son offre, composée de 17 000 références, le bio a vu sa part progresser de manière exponentielle au fil des ans. Aujourd’hui, les ventes de produits biologiques représentent un quart de son chiffre d’affaires, qui s’élève à 50 millions d’euros en 2021. Interview de son fondateur, Paul Lê, qui détaille la manière dont La Belle Vie appréhende cette catégorie de produits qui tient une place à part dans l’activité de la plateforme.

Comment l’offre de produits biologiques a-t-elle évolué chez La Belle Vie ?

La gamme de produits bio est passée de quelques centaines de produits à nos débuts, pour atteindre 6 000 références aujourd’hui… quand les stocks sont pleins. Le bio représente un quart de notre activité et s’inscrit sur une croissance multipliée par deux au cours des deux dernières années.

Comment expliquez-vous une telle évolution ?

Nous avions envie de proposer plus de bio d’une part, et d’autre part, la clientèle avait envie de découvrir plus de produits bio. Nous avions envie d’agrandir notre offre et notre gamme avec plus de produits frais, notamment en fruits et légumes, ce qui est une vraie différence par rapport aux autres acteurs. S’agissant des produits secs, nous avons voulu proposer une large palette de produits du quotidien, car les gens ont envie d’avoir plus de bio, et dans la mesure de leurs moyens, d’apporter leur part à la préservation de la planète.

Parmi les 11 verticales qui composent le rayon bio, quelle est celle qui rencontre le plus de succès ?

C’est le rayon primeur qui fonctionne le mieux, et c’est aussi celui qui demande le plus d’attention de notre part, et que l’on travaille le plus. Ce succès est lié à la nature de notre offre, large et composée de produits qu’on ne retrouve pas partout. Mais les ventes de produits du quotidien représentent encore la plus grosse partie de l’activité.

A quel montant s’élève un panier moyen sur La Belle Vie ?

En général, notre panier moyen est situé entre 80 et 90 euros. Dans un panier sur deux, il y a un produit bio, ce qui est assez conséquent.

Vous rassemblez un nombre important de marques spécialisées, comment avez-vous procédé pour les séduire ?

Sur La Belle Vie, le bio est traité comme une catégorie à part, ce qui signifie que les produits ne sont pas mélangés aux conventionnels. La Belle Vie est davantage présentée comme une marketplace hybride que comme un site e-commerce. Les internautes y entrent plutôt comme dans une galeries commerciale, ou une rue commerçante. Nous traitons le bio de la même manière que l’on peut trouver un magasin Monoprix qui vend des produits conventionnels à côté d’un Biocoop ou d’un Naturalia. Nous essayons d’isoler les produits quand l’on sait que les fournisseurs n’ont pas envie d’être mélangés avec des marques conventionnelles.

Quid du non-alimentaire ?

La catégorie beauté telle qu’elle existe aujourd’hui, avec plus de 130 fournisseurs, n’a que trois mois d’existence chez la Belle Vie. Et ça se porte très bien, c’est la bonne surprise, notamment sur les produits de maquillage et de beauté. Les marques qui fonctionnement très bien sont par exemple Avril Beauté et Lamazuna.

François Deschamps
Rédacteur en chef de Plan Bio

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